Fintech & Immobilier

Gridky.

40 000 biens, 12 régimes fiscaux, sécurité bancaire. Quand la fiabilité passe avant l’innovation.

80 %

de bugs en production en moins, estimation approximative

Ce qui se jouait.

Gridky, fintech de l’investissement immobilier, gère plus de 40 000 biens à travers 12 régimes fiscaux, avec des exigences de sécurité bancaire. Quand je suis arrivé, la course au marché avait laissé une dette technique considérable.

Chaque matin, je regardais des centaines d’exceptions tomber dans Slack. Le même défaut revenait sous plusieurs messages ; je les regroupais à la main. Plus personne d’autre ne lisait ce canal. Environ 10 bugs en production par semaine, des déploiements bi-hebdomadaires stressants : pour moi, nous avions atteint la banqueroute technique.

Le produit devait évoluer : simulateur financier, moteur de recherche avancé, standardisation OpenAPI. Mais rien de tout ça n’était possible tant que les fondations n’étaient pas solides.

La baisse d’environ 80 % est une estimation rétrospective. Les fréquences rapportées — environ 10 bugs par semaine puis 1 à 2 par mois après six mois — sont des ordres de grandeur distincts, pas la série utilisée pour calculer ce pourcentage. La période de six mois inclut les suites de la stabilisation ; elle ne désigne pas la pause des fonctionnalités, qui a duré un mois et demi.

Ce qui devait changer

Environ 10 bugs en production par semaine. Les alertes Slack étaient devenues du bruit de fond. Les déploiements bi-hebdomadaires étaient des événements stressants.

L’équipe courait après les bugs au lieu de construire le produit. La dette technique accumulée pendant la course au marché bloquait toute évolution.

Les choix que j’ai dû défendre.

  1. 1

    J’ai personnellement repris le suivi des bugs et consacré 2 heures par jour aux correctifs. Demander à l’équipe de prendre la qualité au sérieux m’obligeait à commencer par là. Séparer les incidents des nouvelles fonctionnalités ne suffisait plus : les mêmes causes restaient en place.

  2. 2

    Notre CTO a obtenu du CEO un mois entier sans nouvelle fonctionnalité, y compris pour le client prioritaire. Le Drynuary a finalement duré un mois et demi. Toute l’équipe sur la stabilisation ; tout code modifié devait être testé. Les développeurs choisissaient leurs sujets selon la criticité et la fréquence des erreurs.

  3. 3

    La stabilisation a permis de reprendre les évolutions : standardisation des API avec OpenAPI, simulateur financier, moteur de recherche avancé. J’ai aussi optimisé l’infrastructure pour réduire les coûts de 15 %.

Ce qui a changé.

  1. Fréquences rapportées, ordres de grandeur

    AvantEnviron 10 bugs/semaine

    AprèsEnviron 1–2/mois après 6 mois

  2. Fréquence déploiement

    AvantDéploiements bi-hebdomadaires risqués

    AprèsPlusieurs mises en production fiables par jour

  3. Couverture de tests

    Avant10 %

    Après50 % après le Drynuary → 85 % ensuite

  4. Coûts infrastructure

    AprèsNouveau-15 %

  • x5Fréquence déploiement

Ce qu’ils en disent.

Yanis a transformé notre façon de travailler. En 6 mois, on est passé du chaos à une machine fiable.

MathieuCEO, Gridky

À retenir.

Je tiens encore ce gel des fonctionnalités pour la décision la plus rentable de l’année. Il a fallu accepter de n’avoir rien de nouveau à montrer pendant que les clients attendaient. Continuer à construire sur ces fondations absorbait déjà le temps de l’équipe dans les corrections.

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